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Aide

NIG/025
Programme d’appui au développement agricole durable dans la région de Dosso, Phase II

Information

Pays
Niger
Bureau pays de LuxDev
Bureau Niger

Secteur
Agriculture et Sécurité alimentaire
Agence d'exécution partenaire
Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage
PIC 3
2016 - 2021

Période d'exécution
Octobre 2016 - Décembre 2021
Durée totale
63 mois

Budget total
27 070 000 EUR
Répartition des contributions
  • Gouvernement luxembourgeois
    21 590 000 EUR
  • Contribution nationale
    5 480 000 EUR

Videos

  • NIGER - Reportage sur le fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle

    Film complet

  • NIGER - Reportage sur le fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (version vourte)

    Ceci est une version courte du reportage. Découvrez la vidéo dans son intégralité : https://www.youtube.com/watch?v=bcJSFbRaIzQ

  • En route pour 2030 - Quel rôle pour l'agriculture et le développement rural?

    Vidéo de l'atelier de capitalisation organisé en janvier 2020 sur le rôle de l'agriculture et du développement rural au Burkina Faso, Mali et Niger. L’objectif était d’apprendre collectivement et de faire avancer l’apprentissage, y inclut l’identification de modèles ou pratiques prometteurs intéressants à répliquer.

    Lien vers le rapport de l'atelier : https://luxdev.lu/fr/share/download/579

Notes techniques et d’orientation

Dépliants

Documentation

Évaluation intermédiaire

L’intervention de la Coopération luxembourgeoise au Niger et en particulier dans la région de Dosso date du milieu des années 1990. Un des secteurs de concentration du troisième Programme indicatif de coopération (PIC) est le développement rural.

Dosso dispose d’importantes ressources en eau constituées d’eaux souterraines et d’eaux de surface. La région vit principalement de l’agriculture et de l’élevage. L’évolution récente du processus de décentralisation a été marquée par la mise en place du Conseil régional de Dosso. Il a développé un plan de développement régional 2016-2020 qui apparait comme un cadre approprié de développement de la région en cohérence avec les différentes stratégies nationales.

Dans ce contexte, les défis à relever par les différents acteurs nationaux et régionaux du développement agricole durable sont les suivants :

  • développer la création de valeur dans les filières agricoles ;
  • développer les opportunités pour la jeunesse ;
  • contribuer à la mise en place d’outils structurant du financement de l’agriculture ;
  • soutenir l’émergence et le développement des capacités des acteurs régionaux et communaux.

L’objectif global de l’appui luxembourgeois vise à mettre la population nigérienne à l’abri des famines récurrentes, lui garantir les conditions d’une pleine participation à la production nationale et améliorer son revenu. L’objectif spécifique du NIG/025 est d’augmenter les opportunités économiques pour les jeunes de la région de Dosso dans les métiers liés aux filières agricoles. Cet objectif cadre avec la régionalisation de la stratégie de l’initiative 3N « les Nigériens nourrissent les Nigériens » (l’I3N) et avec les problématiques considérées dans le plan de développement régional 2016-2020.

Le NIG/025 favorisera, grâce notamment à des outils de financement définis dans le cadre de l’I3N, l’installation et la réussite des jeunes promoteurs âgés de moins de 35 ans dans les métiers des filières agricoles.

Afin d’accroître l’efficacité des initiatives ciblant les jeunes, l’intervention stimulera, sous l’impulsion du Haut commissariat à l’initiative 3N, les liens entre le ministère de l'Agriculture et le ministère des Enseignements professionnels et techniques pour l’atteinte des objectifs d’insertion professionnelle des jeunes. Cette passerelle valorisera les complémentarités fonctionnelles et financières des deux Ministères à l’échelle nationale et régionale.

Pour atteindre ses objectifs, l’intervention est organisée autour de trois résultats :

  • les capacités des acteurs publics et des organisations professionnelles au niveau central et régional sont renforcées pour le meilleur accomplissement de leur mandat ;
  • les facilités régionales d’investissement sur les filières porteuses sont mis en œuvre au profit des projets des jeunes ;
  • l’offre d’encadrement, de conseil et de formation est plus adaptée aux besoins des projets des jeunes.

Un ciblage sur quelques filières et quelques zones de pôles de développement économique sera mis en œuvre afin de concentrer les actions vers ces résultats.

Dernières nouvelles

  • NIGER - Développement rural : une synergie d’action grâce aux associations de producteurs

    Publié le 6 Octobre 2020    Par Equipe NIG/025 & Manon Lienard   FR

    La culture de la pomme de terre est intéressante pour diverses raisons. D’un point de vue agronomique, sa culture est aisée et, en saison sèche et fraîche, son potentiel de rendement est important. De plus, la culture se réalise à un moment où l’agriculteur peut y consacrer du temps (hors saison des pluies). D’un point de vue nutritionnel, elle se classe parmi les plantes à racine ou à tubercules les plus nutritives. Elle est cependant peu cultivée en Afrique de l’Ouest en raison de contraintes récurrentes : la difficulté de se procurer du plant (qui provient de l’Europe), un manque de moyens de production, peu de possibilités de conservation du produit et peu ou pas de formation et d’organisation des producteurs. Dans les localités de Doutchi et Matankari, dans la région de Dosso, la synergie qui s’est créé entre les jeunes agriculteurs et une association de producteurs, soutenue par les actions du programme NIG/025, a permis de lever ces contraintes.

    Extrait d’un reportage d’un journal local sur le phénomène de la production de pomme de terre dans cette région

    Dans le cadre du troisième Programme indicatif de coopération (PIC) qui couvre la période 2016-2020, l’objectif du Programme d’appui au développement agricole durable dans la Région de Dosso (NIG/025) est aligné sur l’Initiative « les Nigériens Nourrissent les Nigériens » (I3N). Il vise à augmenter les opportunités économiques pour les jeunes de la région de Dosso dans les métiers liés aux filières agricoles. Dans ce cadre, le programme prévoit le suivi du parcours des jeunes vers une installation réussie. La stratégie d’insertion des jeunes agriculteurs se réalise à travers trois activités :

    • la formation;
    • le conseil agricole ; et
    • l’installation à travers le crédit agricole.

    La mise en place d’infrastructures structurantes publiques complète cette stratégie en favorisant les conditions de conservation et de vente des produits agricoles.

    Les jeunes de Doutchi et Matankari ont donc reçu une formation en maraichage, un appui-conseil pour le montage de leur exploitation agricole et l’accès à un crédit adossé à une subvention auprès de la Banque agricole du Niger (BAGRI). Dans leur situation, c’est toutefois l’investissement hors du commun de la fédération des coopératives maraichère de Niger (FCMN Niya) qui leur permet d’obtenir des résultats exceptionnels. Le suivi offert par la FCMN auprès de ces jeunes consiste notamment : 

    • en fourniture des semences et intrants agricoles aux jeunes (pour les jeunes encadrés par le NIG/025 ces intrants font partie du prêt BAGRI / pour les autres c’est la fédération qui donne à crédit en attendant la récolte) ;
    • en un appui technique pour la production de la pomme de terre ;
    • en l’achat de la production avec paiement immédiat au jeune (donc des achats groupés pour l’ensemble des jeunes aux prix unitaire fixe) et stockage de la pomme de terre dans les magasins de la fédération et commercialisation ; 
    • à  un appui au recouvrement du crédit des jeunes : versement sur le compte des jeunes ouvert à la BAGRI, des sommes à payer par les jeunes pour l’échéance de remboursement.

    Ces appuis donnent lieu à des réussites exemplaires. Ainsi, le jeune Hamissou Ousmane a atteint le record de 12 tonnes de pommes de terre produites cette année. Il est actuellement considéré comme un « jeune expert » en production de pomme de terre et est parfois sollicité pour former d’autres jeunes dans le Région de Dosso.

    Ce succès incite même d’autres agriculteurs, non formés par le programme, à se lancer dans la culture de la pomme de terre. Selon le maire de la localité de Magé Maikaba, les jeunes qui pratiquent la culture de la pomme de terre sont assurés d’un bénéfice d’au moins 1 million de de FCFA par récolte, ce qui, pour le Niger, constitue un revenu très confortable. Une dynamique est lancée, qu’il convient de faire perdurer, pour le plus grand bénéfice des jeunes installés par le programme NIG/025.

  • NIGER - Portraits croisés de jeunes agriculteurs :

    Publié le 14 Août 2020    Par Equipe NIG/025 & Manon Lienard   FR

    Le Programme d’appui au développement agricole durable dans la région de Dosso, Phase II (NIG/025) prévoit le suivi du parcours de jeunes agriculteurs de la région de Dosso vers une installation réussie. La stratégie d’insertion se réalise à travers trois activités : la formation, le conseil agricole et l’installation à travers le crédit agricole.

    4 021 projets sous financement luxembourgeois et 178 projets sous financement suisse ont été financés depuis le début du programme. En considérant les membres des organisations paysannes bénéficiaires de crédit, l’opération touche 5 392 personnes dont 52 % de femmes. 

    Derrière ces chiffres et ces résultats se trouvent évidement des visages, des parcours, des histoires de vie… 

    Nous avons rencontré Salamatou, 25 ans, Saibatou, 34 ans et Nazirou, 25 ans, qui ont accepté de témoigner de leur parcours et de leur quotidien depuis qu’ils se sont installés. 

    Les formations suivies par ces jeunes révèlent la diversité des filières qui ont été appuyées. En termes de culture, on retrouve le maraichage, la culture du moringa et la riziculture. Mais certains ont également reçu une formation en transformation et commercialisation, comme c’est le cas pour Saibatou qui fait partie d’un groupement féminin. Après une formation suivie en 2016, et ayant pu se munir d’un animal de trait et d’une décortiqueuse, elle s’est lancée dans le commerce de produits dérivés de l’arachide et a incité d’autres femmes à se joindre à elle.


    Saibatou, 34 ans, vit de la transformation et de la commercialisation de l’arachide © LuxDev

    Tous les jeunes rencontrés ont bénéficié d’un crédit adossé à une subvention qui leur a permis d’améliorer leurs conditions de travail. Les montants octroyés sont alignés sur les directives du Fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (FISAN), à savoir 40 % de subvention, 53 % de prêt et 7 % d’apport personnel. par ailleurs, les jeunes ont également reçu une assistance lors de la constitution de la demande de prêt auprès de la Banque argicole du Niger (BAGRI), notamment pour être en mesure de fournir les documents d’état civil et titres de garantie. Ces démarches administratives peuvent en effet se révéler compliquées dans un pays où posséder un acte de naissance est loin d’être une évidence. 

    Les montants empruntés par ces jeunes varient entre 300 000 FCFA et un million. Nos jeunes agriculteurs ont ainsi pu se munir, soit de charrette et d’animaux de traits, soit d’une motopompe pour irriguer leur terrain, ou encore d’engrais et de semences améliorées. Ces achats leur permettent de pratiquer une agriculture plus rentable, en suivant les recommandations qui leur ont été données dans la formation.

    Concernant les remboursements, chacun a sa méthode pour être sûr de respecter les échéances. Nazirou, qui a vu ses revenus sensiblement augmenter depuis qu’il s’est lancé dans la culture du moringa, nous explique sa méthode: Après la production et la vente de ma récolte, je sépare ses revenus en trois. Une partie est destinée à ses besoins, une partie au remboursement du prêt et le reste est réinvesti dans ses cultures.

    Malgré ces réussites et ce fort sentiment de valorisation personnelle grâce au travail de la terre, des difficultés, contextuelles ou structurelles, entravent la pleine réalisation de leurs objectifs. Ainsi, les cultures sont encore très dépendantes des aléas du climat (sécheresse, inondations), mais également des conditions d’écoulement et de vente des récoltes. La crise sanitaire due au Covid 19 a en effet mis en lumière les fragilités du marché des produits agricoles dans la région de Dosso, en aggravant la situation d’enclavement des zones de production par la fermeture de certaines routes.


    Nazirou, 25 ans, cultive du moringa © LuxDev

    Salamatou qui pratique la riziculture depuis sa formation en 2017, se réjouit de l’existence d’un magasin de stockage dans sa commune. Ceci me permet de conserver ma récolte et de la vendre lorsque le prix du marché est le plus avantageux.

    Le programme NIG/025 soutient en effet la construction d’infrastructures agricoles et la réhabilitation de pistes rurales au bénéfice des jeunes appuyés par le programme. L’objectif est de fournir à ces jeunes les meilleures conditions possibles pour améliorer les conditions d’écoulement de leurs productions vers les marchés.

    Ainsi, malgré les difficultés qui restent à surmonter, ces trois jeunes agriculteurs témoignent d’une nette amélioration de leurs conditions de vie. Fiers de leur activité, ils subviennent à leurs propres besoins, mais aussi à ceux de leurs enfants et de leur famille.


    Récolte du riz par de jeunes promoteurs formés par le programme © LuxDev

  • NIGER - Le transfert d’argent facilite le recouvrement des crédits en milieu rural

    Publié le 20 Juin 2020    Par Equipe NIG/025 & Manon Lienard   FR

    Le Programme d’appui au développement agricole durable dans la région de Dosso, Phase II (NIG/25), qui appuie la formation et l’insertion des jeunes agriculteurs dans la région de Dosso, a permis à 4 199 jeunes d’obtenir une subvention adossée à un crédit bancaire pour soutenir leur installation. Pour faciliter le paiement de leur traite dans les délais impartis, une convention a été signée entre la banque agricole du Niger (BAGRI) et une société de transfert d’argent, à savoir AL IZZA.

    La table de cérémonie lors de la signature de la collaboration entre la BAGRI et AL IZZA © LuxDev

    Le crédit agricole naissant au Niger, est confronté à de multiples défis dont la distance entre les lieux de résidence des agriculteurs et les agences de la BAGRI. Bien que la BAGRI dispose de trois agences dans la région de Dosso, la plupart des agriculteurs sont localisés en milieu rural à des distances importantes de l’agence la plus proche. Jusqu’à présent, les paiements à réaliser par les bénéficiaires du crédit agricole (apport personnel, tranches de remboursement du prêt) sont effectués en espèces au niveau des agences de la BAGRI. L’éloignement de l’agence constitue très souvent une contrainte pour les jeunes alors qu’ils ont manifestement la volonté et les moyens d’honorer leur dette. 

    Le programme NIG/025 a ainsi proposé à la BAGRI de permettre aux agriculteurs d’utiliser les services de transfert d’argent opérationnel en milieu rural. Il s’agit des services offerts par un opérateur national qui dispose d’un réseau important de guichets et ce, dans l’ensemble des communes de la région de Dosso.

    Les sièges des agences de la BAGRI et de AL IZZA à Dosso. © LuxDev

    Le mécanisme de transfert d’argent repose sur un dépôt d’argent en liquide au guichet d’Al IZZA le plus proche du domicile du jeune. Dans la journée, l’argent est transféré sur son compte à la BAGRI, et il est informé par SMS de la transaction. La majorité des jeunes agriculteurs est familiarisée avec l’outil de transfert d’argent et l’utilise sur une base régulière. Cela leur permettra d’éviter un voyage couteux en temps et en argent. 

    Cette convention, signée le 9 juin 2020, s’ajoute aux mécanismes déjà mis en place par le programme pour améliorer les taux de recouvrement et assurer la pérennité du processus de crédit notamment appuyé par l’implication de la chefferie traditionnelle. 

    Lien vers l'article sur l’implication de la chefferie traditionnelle

  • NIGER - Favoriser la commercialisation du riz nigérien

    Publié le 1 Juin 2020    Par Equipe NIG/025 & Manon Lienard   FR

    Dans le cadre du programme multisectoriel les Nigériens nourrissent les nigériens (I3N) qui vise à assurer l’auto-suffisance alimentaire du pays, le gouvernement du Niger s’est fixé l’objectif de cesser les importations de riz d’ici 2023.

    Le Programme d’appui au développement agricole durable dans la région de Dosso, Phase II (NIG/025), qui soutient l’insertion de jeunes agricultures dans la région de Dosso, participe aux efforts d’amélioration du rendement et à l’extension des surfaces de production en formant de nombreux jeunes à la culture du riz irrigué. Le succès de cette intervention a permis une augmentation conséquente de la production locale de riz, mais sa commercialisation demeure un défi. 

    Un atelier thématique a donc été organisé afin de trouver des solutions.

    Les responsables des Organisation de Producateurs et une cinquantaine de riziculteurs étaient présents, majoritairement des jeunes femmes et des jeunes hommes venus de Lokoko, Fadama, Guéchémé, Babayé, Boyé Boyé, Guiwayé, Tombo dogo, Garin Magori, Jada Gouiwa et Tombo Kaya © LuxDev

    En 2016, une étude de l’université Abdou Moumouni de Niamey recensait 23 riziculteurs dans la plaine de Lokoko (région de Dosso). Ils sont maintenant plus de 250 dans la même zone, ayant bénéficié de l’accompagnement du Programme NIG/025. À ceux-ci s’ajoutent d’autres nouveaux riziculteurs dans plusieurs villages de la commune de Guéchémé. À la suite de l’importante récolte réalisée durant la dernière campagne pluviale et surtout face aux difficultés d’écoulement qu’ils rencontrent, ces jeunes producteurs ont lancé un appel au ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MAG/EL). La fermeture de la frontière avec le Nigéria, où l’essentiel de la production est habituellement commercialisé, complique en effet la situation.

    L’atelier organisé durant 2 jours à Guéchémé a réuni les principaux acteurs du secteur  et a permis de mettre en relation les jeunes producteurs de riz de la région avec les responsables de la société de riz du Niger (RINI). Il a ainsi été proposé que les organisations de producteurs se regroupent en Union pour permettre des ventes groupées à la RINI.

    Le président de la Fédération des unions et coopératives des producteurs de riz (FUCOPRI), le DG de la RINI, le Gouverneur de la Région de Dosso, le Secrétaire Général Adjoint du MAG/EL, le Maire de la Commune de Guéchémé et le 2ième Vice-Président du Conseil Régional de Dosso, de gauche à droite sur la photo, ont assisté à l’atelier, ainsi que le coordinateur de l’Initiative 3N à Dosso © LuxDev

    En parallèle, la commercialisation du riz se poursuivra sur les marchés locaux, en mettant à profit les comptoirs de vente réalisés avec l’appui du NIG/025. Pour rappel, le programme a soutenu la construction de 68 infrastructures agricoles (magasins de stockage, comptoir de vente, aire de séchage…) dont la gestion a été confiée aux organisations de producteurs via des partenariats publics-privés.

    Cet atelier s’inscrit donc dans les efforts menés par la Coopération luxembourgeoise pour désenclaver les zones de production et valoriser le fruit du travail des jeunes qui ont été formés et insérés par le programme. Le gouverneur de la région, également présent, a salué cette initiative et encouragé les jeunes participants à poursuivre leurs efforts : « la terre ne ment pas, la terre n’est pas ingrate. Tous ceux qui s’engagent dans le travail de la terre, dans l’Agriculture pourront indéniablement améliorer leurs conditions de vie et leurs revenus ».


    Comptoir de vente livré avec l’appui du programme © Zouloukalleyni Dourfaye 


    Installations traditionnelles des marchés © Zouloukalleyni Dourfaye

  • NIGER - Mieux conserver pour mieux vendre

    Publié le 28 Avril 2020    Par Michel Maricaux   FR

    L'oignon est la première culture maraîchère au Niger. La production annuelle est estimée à 500 000 tonnes, classant le Niger au deuxième rang des producteurs ouest-africains. L’oignon est cependant un produit semi-périssable. Sa bonne conservation est une opération rentable car son prix de vente peut facilement doubler entre le moment de la récolte et les mois de saison de pluies (juillet, août, septembre).

    Dans le cadre du programme NIG/025 qui appuie le suivi du parcours des jeunes agriculteurs vers une installation réussie, des infrastructures communales ont été construites, parmi lesquelles 11 magasins de conservation d’oignons.

    Ces magasins ont été conçus de façon innovante, permettant une conservation de longue durée dans des conditions climatiques difficiles. Ces infrastructures sont conçues avec une toiture en chaume et des quantités importantes de trous d’aération au niveau des quatre murs, permettant d’adoucir considérablement la température à l’intérieur du bâtiment et d’assurer une ventilation adéquate. Cette conception s’est inspirée du modèle mise au point par la Fédération des coopératives maraîchère du Niger dont le modèle est cependant de taille plus réduite.


    Magasin de conservation d'oignons dans la région de Dosso © Zouloukalleyni Dourfaye

    Les magasins sont munis de claies (ou étagères) qui permettent un stockage des oignons sur plusieurs étages sur des grillages du type poulailler. Dans ces conditions, les pertes peuvent se limiter à 10 % environ. 

    Un producteur de la localité d’Angoual Toudou témoigne d’une meilleure valorisation de sa production agricole : en 2018, il avait perdu près de 25 % de sa récolte en quatre mois. En 2019, ayant bénéficié des conditions de conservation du nouveau magasin, il n’a perdu qu’un seul seau, pour la même quantité stockée et la même durée de stockage.

    Cinq producteurs de la même localité ont témoigné de l’évolution du prix de l’oignon au cours du stockage : la valeur du sac en avril 2019 était de 9 000 FCFA contre 25 000 FCFA en août. 

    En cohérence avec les objectifs du programme NIG/025, l’accès à ces nouvelles infrastructures permet donc aux jeunes agriculteurs de tirer le meilleur profit de leur récolte.


    Stockage des oignons sur claies (étagères) grillagées à l’intérieur des magasins © Zouloukalleyni Dourfaye

  • NIGER - La Coopération luxembourgeoise investit à la hauteur des enjeux

    Publié le 4 Novembre 2019    Par Manon LIENARD   FR

    Les interventions luxembourgeoises au Niger ont enregistré des performances positives au cours des trois dernières années, en particulier dans les secteurs du développement rural et de l’eau et assainissement. Ainsi, à l’occasion de la XIIe Commission de partenariat entre la République du Niger et le Grand-Duché de Luxembourg qui s’est déroulée à Niamey le 18 octobre 2019, une augmentation des enveloppes budgétaires pour les programmes en cours dans ces secteurs a été annoncée.

    Dans le cadre du programme de développement rural NIG/025 qui cible la région de Dosso, 9 578 jeunes, dont 55 % de femmes, ont été formés aux métiers des filières agricoles depuis le début de l’intervention. Une extension budgétaire d’un montant de 3 190 000 EUR permettra d’ici 2020 à près de la moitié d’entre eux de bénéficier d’un crédit adossé à une subvention pour développer et pérenniser des activités génératrices de revenus. Davantage de piste rurales seront également réhabilitées pour améliorer l’accès des personnes et des produits aux marchés régionaux.

    News_ROF_-_extensions_budgetaires_Photo_1_copy.jpgJeune pratiquant la culture du riz irrigué, grâce à l’achat d’une motopompe et de semences adaptées © Zouloukalleyni Dourfaye

    Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, l’augmentation de la contribution luxembourgeoise au programme NIG/026, cofinancé par le Royaume de Danemark, s’inscrit dans une volonté d’augmenter la portée des réalisations. Avec un apport complémentaire de 6 861 126 EUR, 690 000 personnes vivant en milieu rural à travers tout le pays pourront être desservies en eau potable d’ici fin 2022.

    News_ROF_-_extensions_budgetaires_Photo_2_copy.jpgBorne fontaine, région de Dosso © Zouloukalleyni Dourfaye

    Par ailleurs, une nouvelle intervention dans le domaine de la gestion des finances publiques a été confirmée. Il s’agit de répliquer le modèle d’appui à la chaîne de la dépense publique développé avec succès dans la région de Dosso entre 2014 et 2016. Le projet d’appui au renforcement des capacités des acteurs de la chaine des dépenses publiques des régions de Agadez, Diffa, Tahoua et Zinder (NIG027) bénéficiera d’un investissement total de 1 467 179 EUR. D’une durée de 24 mois, cette intervention prévoit des activités de renforcement de capacités des services techniques déconcentrés du ministère des Finances et aussi des appuis en équipement et en moyens roulants permettant d’améliorer les conditions de travail et la performance des acteurs de la chaîne des dépenses publiques dans les zones ciblées.

    IMG_20191018_115814.jpgLa ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire du Grand-Duché de Luxembourg, Mme Paulette Lenert, avec le ministre des Affaires étrangères de la République du Niger, M. Kalla Ankouraou, lors de la XIIe Commission de partenariat du 18 octobre 2019

    Ces fonds additionnels portent à 97 millions EUR l’enveloppe du IIIe Programme indicatif de coopération (PIC III 2016-2020). Comme l’a rappelé la ministre de la Coopération au développement et de l'Action humanitaire du Luxembourg lors de la signature officielle des nouveaux protocoles d’accord, le Niger est le premier bénéficiaire de l’aide publique au développement luxembourgeoise.

  • NIGER - Impliquer la chefferie traditionnelle dans le suivi des crédits agricoles accordés aux jeunes : une pratique prometteuse

    Publié le 14 Octobre 2019    Par Michel MARICAUX & Manon LIENARD   FR

    Au Niger, le financement de l’agriculture reste très faible. La principale cause de ce déficit est le manque de confiance envers un secteur réputé risqué du fait des fluctuations importantes des prix, des aléas climatiques et de la faible organisation des acteurs. 

    L’appui à l’organisation des activités de recouvrement du crédit occupe donc une place importante pour le programme NIG/025, qui, en association avec la Banque Agricole du Niger, fournit une subvention adossée à un crédit à de jeunes agriculteurs préalablement formés.

    L’implication des chefs de village dans le suivi du crédit agricole s’avère efficace, étant donné leur influence sociale. La chefferie traditionnelle nigérienne bénéficie, en effet, d’un statut administratif, en tant qu’institution habilitée à la gestion des affaires locales (gestion des ressources naturelles, collecte des impôts et taxes, règlement des conflits.).

    NIG025_News_chefferie_-_Photo_1_Zouloukalleyni_Dourfaye1.jpgAu centre, le chef du village de Karra, lors d’une assemblée villageoise © Zouloukalleyni Dourfaye

    Le village de Karra, situé dans la région de Dosso, compte une population estimée à plus de 3 500 habitants. C’est un village qui est connu pour ses productions maraichères et fruitières, notamment la mangue. Des formations en technique de maraichage y sont organisées depuis 2017. En tout, 41 jeunes agriculteurs dont 36 femmes ont suivi ces formations avec succès. Parmi eux ,17 ont sollicité un appui pour constituer un dossier de demande de prêt à la Banque Agricole du Niger. Ces 17 jeunes ont installé leurs exploitations et démarré leur production, pour les premiers en hivernage 2018  et les autres durant la saison sèche 2018/2019.

    Le Chef de village de Karra, conscient de l’importance de la réussite des exploitations des jeunes, est fortement impliqué dans le suivi de leurs activités et en particulier le remboursement du crédit en respectant les échéances. Il est informé de la situation de chaque jeune ; du montant et de la date des échéances de remboursement. Il sensibilise les jeunes ainsi que leurs parents à l’importance d’honorer leurs engagements financiers. Cette pression sociale est efficace dans le contexte local. Les dossiers de crédits des jeunes de ce village affichent en effet un taux de remboursement de 100 %.

    NIG025_News_chefferie_-_Photo_2_LuxDev_small3.jpegInstallation d’un jeune appuyé par le programme © LuxDev

    Pour favoriser une bonne fonctionnalité de l’ensemble du processus de crédit, le programme NIG025 intervient à travers quatre types d’appui : 

    •  l’appui au montage des dossiers de crédit agricole ;
    • le renforcement des capacités des partenaires dans l’exercice de leurs fonctions de financement (BAGRI, FISAN) ; 
    • la subvention adossée au crédit ; 
    • la mise en place et la contribution à un mécanisme provisoire de garantie bancaire.
  • NIGER - Une passerelle interministérielle pour assurer des formations agricoles de qualité

    Publié le 16 Août 2019    Par Equipe NIG/025   FR

    À Dosso, 75 jeunes, dont 37 femmes, formés sur la production d’arachide/niébéont ont reçu leurs attestations de formation lors d’une cérémonie organisée en présence du Directeur Régional de l’Agriculture et du Directeur régional des enseignements professionnels et techniques. Afin d’assurer des formations agricoles conformes aux normes du ministère chargé de la formation professionnelle, une collaboration étroite entre les ministères de l’agriculture et de l’élevage et celui de l’enseignement professionnel et technique est en effet nécessaire.

    NIG025_-_News_passerelle_-_photo_1.jpgCérémonie de remise des attestations de formation pour les apprenants des cinq centres gérés par l’Union Souranté de Moussadey © LuxDev

    Ainsi, depuis le démarrage du programme, les directions régionales de l’agriculture et de l’enseignement professionnel et technique sont activement impliquées dans les étapes suivantes :

    • l’approbation des manuels de formation selon l’approche par compétences ;
    • la sélection des opérateurs (publics et privés) en charge des formations. En moyenne, une trentaine d’opérateurs sont opérationnels ; 
    • le processus d’identification des jeunes apprenants et des sites de formation ;
    • la formation des formateurs ;
    • l’évaluation pédagogique et technique des opérateurs et l’élimination des opérateurs peu performants après chaque campagne de formation. Les opérateurs les plus performants sont reconduits pour la campagne suivante ;
    • l’évaluation pédagogique et technique des apprenants ayant validé toutes les compétences avec un volume horaire de présence en cours d’au moins 135 heures. 

    Des attestations de formation sont délivrées aux jeunes formés et évalués positivement ; ces attestations sont signées par la Direction régionale des enseignements professionnels et techniques.

    NIG025_-_News_passerelle_-_photo_2.jpgUne jeune femme reçoit son attestation des mains du Directeur régional des enseignements professionnels et techniques © LuxDev

    Les 75 jeunes ayant reçu leur attestation de formation ont manifesté le souhait de bénéficier d’un appui à l’installation à travers le crédit agricole. Leurs dossiers de demande de prêt sont en préparation avec l’appui du même opérateur en charge de la formation. Après financement, l’Union en charge de la formation et de l’appui conseil suivra ces jeunes pendant une campagne de production.

    Le programme NIG025, Programme d’appui au développement agricole durable dans la région de Dosso, est sous tutelle du Ministère de l’agriculture et de l’élevage. La stratégie d’insertion des jeunes dans la région de Dosso appuyée par le programme NIG025, consiste à suivre le parcours des jeunes agriculteurs à travers la formation, le conseil agricole et l’installation par le biais du crédit agricole. Au cours de ses quatre années de mise en œuvre, le programme vise à former 10 000 jeunes, âgés de 18 à 35 ans, dont au moins 10 % auront bénéficié d’une installation réussie dans les filières riz, arachide/niébé et maraichage.

    A ce jour, 8 317 jeunes ont été formés et 1 261 sont en cours de formation de saison d’hivernage 2019, soit un total de 9 578 jeunes sur les 10 000 prévus, dont 55 % de femmes.

     NIG025_-_News_passerelle_-_photo_3_copy1.jpgJeunes en formation © LuxDev

  • NIGER - Les effets inattendus du programme de développement rural NIG/025

    Publié le 28 Juin 2019    Par Manon LIENARD   FR

    Le programme NIG/025 a pour objectif d’augmenter les opportunités économiques pour les jeunes de la région de Dosso. L’appui au parcours des jeunes agriculteurs se réalise à travers trois activités : 

    • la formation ; 
    • le conseil agricole ; et 
    • l’installation à travers le crédit agricole. 

    Le programme sélectionne des jeunes âgés de 18 à 35 ans et vise à en former 10 000, dont au moins 10 % auront bénéficié d’une installation réussie à travers le crédit. Des mesures sont prises pour s’assurer que la moitié des bénéficiaires soient des femmes. 

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    A Hamamara, la récolte s’annonce bonne © LuxDev

    À ce jour 7 706 jeunes ont été formés, dont 53 % de femmes. 1 383 projets ont déjà été financés, et 40 % de ces projets sont portés par des femmes.

    Ce bilan des résultats obtenus à mi-parcours démontre que le programme a posé les jalons propices à l’atteinte, voire au dépassement, des objectifs fixés lors de la formulation. En matière de formation, l’approche adoptée a suscité un fort engouement des jeunes et des organisations paysannes (OP). Pour ce qui est du crédit, les demandes de prêt individuel émanant des jeunes formés affluent à un rythme supérieur aux prévisions.

    Dans la commune de Dioundiou, l’implication des agents de la mairie, des chefs de villages et des organisations paysannes dans la sélection, l’appui et le suivi des jeunes mérite d’être soulignée.

    Carte_Dioundou.png

    En amont du programme, le conseil communal, appuyé par le chef de district agricole (CDA) et les représentants de la chambre régionale d’agriculture (CRA) proposent les villages devant abriter les sites de formation en fonction du type de production agricole. Grâce aux chefs de village, en assemblée générale, les jeunes motivés remplissant les critères sont retenus pour suivre la formation. La formation et les premières récoltent suscitent une émulation encouragée par le maire en personne, qui, pour donner l’exemple, cultive son terrain dans son village d’origine selon les techniques enseignées. 

    Ainsi, à Hamamara, à côté de la parcelle du maire, les terres cultivées tout au long de l’année se multiplient. Les habitants sont fiers de faire visiter leurs parcelles et de montrer la qualité de leur produits de saison sèche. Les adultes s’inspirent des jeunes et abandonnent progressivement les anciennes méthodes de culture, moins productives. 

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    À Hamamara, village de la commune de Dioundiou, presque tous les habitants prennent part aux cultures tout au long de l’année © LuxDev

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    Deux générations de producteurs © LuxDev

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    Culture du riz en saison sèche © LuxDev

    Les hommes ne partent plus en exode à la fin de la saison des pluies. Les motopompes et autres appuis reçus en intrants sous forme de crédit à coût partagé rendent possible la culture du riz irrigué en saison sèche, sur des terres jadis inutilisées. 

    Les jeunes s’affilient volontairement aux OP qui facilitent la vente des produits après stockage dans un magasin réalisé avec le soutien du programme et l’achat des intrants à des prix intéressants. Les OP constituent également une forme de pression sociale, incitant les jeunes à honorer leurs engagements pour ceux qui ont sollicité un crédit. Certains des jeunes appuyés par le programme sont devenus formateurs. Un cercle vertueux a pris forme dans cette petite commune de la région de Dosso, et le succès en est nettement attribuable à l’engagement de tous les acteurs concernés.

    Extrait_NIGER_TIMES_sur_NIG025.jpgExtrait d’un hebdomadaire Nigérien du 11 avril 2019 concernant le NIG/025

  • NIGER - Mise en valeur des bonnes pratiques de la Chambre régionale d’agriculture de Dosso

    Publié le 20 Février 2019    Par Manon Lienard   FR

    Dans le cadre du Salon de l’agriculture, de l’hydraulique, de l’environnement et de l’élevage (SAHEL) la Coopération luxembourgeoise apporte un soutien logistique et financier à la chambre régionale d’agriculture (CRA) de la région de Dosso pour présenter leur stratégie de suivi des jeunes formés et insérés dans les filières agricoles.

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    Le SAHEL est organisé par le Réseau National des Chambres d’Agriculture (RECA) en collaboration avec les ministères sectoriels concernés et le Haut-Commissariat à l’Initiative 3N. C’est un espace d’échange, de valorisation et de promotion des produits agro-sylvo-pastoraux. C’est également une plateforme de réflexion et de partage sur les stratégies de développement rural.

    Cette 5ème édition, qui se déroule à Niamey du 19 au 24 février, est placée sous le thème du « financement et développement des filières face aux changements climatiques »

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    La CRA de Dosso est un des acteurs - partenaires de LuxDev dans la mise en place des actions de formation et d’insertion des jeunes du programme NIG/025. Les agents de la CRA participent à l’identification des jeunes sélectionnés dans le programme et effectuent un suivi de la formation sur les sites situés à proximité du village des apprenants. De plus, ils fournissent un appui à la préparation technique de dossiers de demande de prêts pour les jeunes agriculteurs. Leur présence au SAHEL 2019 est l’occasion de valoriser leurs initiatives et de faire connaitre les premiers résultats de cette approche multi-acteurs.

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    Depuis le démarrage du programme, 6 176 jeunes ont été formés et 1 530 sont en formation de saison hivernale, soit un total de 7 706 jeunes dont 53 % de femmes. 3 916 jeunes ont bénéficié de l’appui en conseil agricole, dont 52 % de femmes. 1 205 projets sous financement luxembourgeois et 178 projets sous financement suisse ont été financés et 40 % des projets financés sont portés par des femmes.

     

  • NIGER - « La preuve par la récolte »

    Publié le 20 Décembre 2018    Par Manon Lienard   FR

    Pour favoriser l’utilisation de semences sélectionnées, le programme NIG/025 soutient des initiatives d’essais variétaux et de démonstration sur les sites de formation des jeunes producteurs

    IMG_20180920_111100.jpgLégende : Parcelle de démonstration de variété améliorée d’arachide à Kago, Région de Dosso © LuxDev

    Au Niger, l’essentiel de la production agricole vivrière est issu de petites exploitations familiales peu ou pas mécanisées qui pratiquent une agriculture pluviale, ce qui les expose directement aux risques naturels. La modification du climat entrainant une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes tels que la sécheresse ou les inondations, les risques pesant sur la sécurité alimentaire des populations sont critiques.

    Outre l’adoption de techniques de production plus performantes, une des clés de l’augmentation de la productivité est donc le renforcement des capacités d’adaptation des exploitations agricoles aux variations climatiques.  De ce fait, l’utilisation de semences sélectionnées est un des axes d’intervention priorisé par le gouvernement.

    L’Institut National de Recherches Agronomiques du Niger (INRAN) sélectionne et rend disponibles des semences résistantes à la sécheresse, à l’engorgement, aux maladies et aux parasites, ou encore aux vents, par un processus d’amélioration des variétés locales. Ces paramètres de résistance et de performance induits dans les variétés permettent aux semences de produire en dépit de conditions défavorables. Le Ministère de l’agriculture et de l’élevage (MAG/EL) estime cependant à moins de 3 % le taux d’utilisation de ces semences sur l’ensemble du territoire national.

    En effet, au-delà des difficultés d’accès liées à l’enclavement des zones de production, les cultivateurs sont peu sensibilisés aux avantages des semences sélectionnées.

    C’est pourquoi, dans le cadre du Programme d’appui au développement agricole durable dans la région de Dosso (NIG/025) , la Coopération luxembourgeoise apporte son soutien au Conseil Régional pour la mise en place de parcelles de démonstration. Le programme NIG/025 met à profit des sites de formation destinés aux jeunes pour réaliser des essais variétaux de riz, d’arachide et de niébé.

    Dans le souci de sensibiliser le plus de personnes possible à la plus-value des variétés améliorées, des visites de ces parcelles de démonstration ont été organisées pour les jeunes apprenants d’une vingtaine de centres de formation, en associant les prestataires en charge de la formation, les formateurs et des élus locaux de la Chambre Régionale d’Agriculture (CRA) .

    Ces visites ont permis de mettre en évidence l’amélioration possible de la production, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, comme en témoignent ces propos d’un élu de la CRA de Zoumbou recueillis sur le site de démonstration de Lokoko :

    « Nous sommes tous émerveillés par les performances du site, lorsque l’on compare le développement du riz Gambiaca à celui de la variété locale. Auparavant, c’est la zone de Ziazatou à Zoumbou qui produisait du riz ; mais aujourd’hui, les productions de la vallée de Lokoko dépassent de loin les nôtres. Avec la variété Gambiaca qu’ils utilisent, ils vont surprendre tout le monde. J’invite les riziculteurs de la commune rurale de Doumega à venir voir ce qui se passe ici. Nous allons nous approvisionner en semences à Lokoko pour la prochaine campagne ».

    100_2232.JPGLégende : Parcelle de démonstration de la variété de riz Gambiaca à Lido, Région de Dosso © LuxDev

    Les jeunes apprenants, ainsi que les agriculteurs des villages avoisinants, ont manifesté beaucoup d’intérêt pour les variétés améliorées. Face à cet engouement, le Conseil Régional s’est engagé à reconduire les démonstrations à une échelle plus large pour les compagnes agricoles suivantes. Une cinquantaine de sites disposeront de parcelles de démonstration. Par ailleurs, les essais variétaux seront étendus aux produits maraîchers. Finalement, pour encourager les jeunes producteurs à utiliser des semences sélectionnées et en faciliter l’accès, le programme NIG/025 soutiendra financièrement le Conseil Régional pour la mise en place d’une subvention à cet effet.

  • NIGER - Lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération

    Publié le 19 Octobre 2018    Par Manon LIENARD   FR

    Le 9 octobre 2018 s’est tenu à Niamey l’atelier de lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération (PIC 2016-2020) entre la République du Niger et le Grand-Duché de Luxembourg.

    IMG_20181009_124200_copy.jpgTravaux de groupe sectoriel "développement rural" © LuxDev

    Lors du discours d’ouverture de l’atelier, le chef du bureau de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Ouagadougou a souligné l’importance de cet exercice. Dans le cadre de la nouvelle stratégie générale de la Coopération luxembourgeoise « En route pour 2030 », la Coopération au développement constitue en effet un des piliers essentiels de l’approche 3D (Diplomatie, Développement, Défense) en matière de politique étrangère du Luxembourg. Il a ensuite rappelé le contexte et les objectifs de la revue qui se déroulera en deux phases. Du 9 au 22 octobre, l’équipe d’évaluateurs externes réalisera une évaluation technique à mi-parcours des interventions bilatérales, du programme multilatéral ainsi que des actions humanitaires financées par le PIC III. Une deuxième étape aura lieu en début 2019 et se focalisera sur une analyse politico-stratégique du PIC dans son ensemble, en lien avec le contexte national de mise en œuvre. 

    IMG_20181009_095024_copy1.jpgLa table de séance de l'atelier, de gauche à droite : le chef du bureau de l'ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, le représentant résident de LuxDev, le chef de mission de l'équipe d'évaluateurs © LuxDev

    En présence des partenaires nationaux et internationaux de la Coopération luxembourgeoise au Niger, l’équipe d’évaluateurs a présenté la méthodologie qui orientera les échanges bilatéraux pendant les visites de terrain, à Niamey et dans les régions de Dosso, Zinder et Tahoua.

    Les quatre programmes mis en œuvre par LuxDev dans le cadre de l’enveloppe bilatérale du PIC III, à savoir le NIG023, le NIG024, le NIG025 et le NIG026, font l’objet de l’évaluation technique à mi-parcours. Ces programmes visent explicitement l’alignement sur les stratégies et les procédures nationales. Un rôle actif a donc été accordé aux partenaires nigériens lors de l’atelier afin de recueillir leurs perceptions et leurs préoccupations quant à l’appui apporté à la mise en œuvre des programmes sectoriels concernés. À cet effet des travaux de groupe sectoriels ont été organisés et ont permis d’affiner les objectifs de l’évaluation par la prise en compte des enjeux jugés prioritaires par les acteurs sollicités.

    IMG_20181009_125054.jpg Travaux de groupe sectoriel "eau et assainissement" © LuxDev

    Dans le secteur de l’éducation, les partenaires ont souhaité souligner l’importance de la capitalisation et de l’institutionnalisation des bonnes pratiques repérées au niveau régional. Les acteurs de la formation professionnelle ont mis l’emphase sur la qualité de la formation et sur la nécessité d’articuler les mesures de formation avec l’insertion professionnelle. Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement les processus de délégation de la gestion de l’eau et des infrastructures doivent être examinés. Finalement, en ce qui concerne le développement rural, les réflexions ont porté sur la durabilité des actions mises en œuvre et sur la pérennisation des dynamiques qui ont vu le jour dans la région de Dosso.

    IMG_20181009_124946.jpg Travaux de groupe sectoriel "formation professionnelle" © LuxDev

    Dans l’après-midi du mardi 9 octobre 2018, les responsables des différentes parties prenantes de la revue à mi-parcours, réunis en comité, ont validé les propositions méthodologiques de l’évaluation en y intégrant ces pistes de réflexion. 

    Un atelier de restitution de la première phase de terrain aura lieu le 22 octobre à Niamey et permettra à l’équipe d’évaluateurs de partager avec les différentes parties prenantes les premières impressions et recommandations suite aux évaluations techniques.

    IMG_20181009_124936.jpgTravaux de groupe sectoriel "éducation" © LuxDev

  • NIGER - Création d'un dépôt de garantie dans le cadre des opérations de crédit agricole

    Publié le 18 Juillet 2018    Par Michel Maricaux, CTP NIG025   FR

    Lors de la visite au Niger au cours du mois de juillet du Directeur général de LuxDev, Gaston Schwartz, une lettre de cofinancement a été signée avec le Fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (FISAN) et la Banque Agricole du Niger (BAGRI). 

    L’objectif de cette lettre consiste dans la mise en place d’un mécanisme provisoire de garantie bancaire à travers la création d’un dépôt de garantie dans le cadre des opérations de crédit agricole. Une consultance, appuyée par le programme NIG025, est en cours pour la mise en place d’un mécanisme définitif de garantie du FISAN. 

    Le programme NIG025, en collaboration avec la BAGRI, appuie le crédit agricole dans la région de Dosso à travers une subvention, adossée au crédit agricole, au bénéfice de projets d’investissement montés par les jeunes formés dans le cadre des activités du programme. Ce processus est aligné sur les directives du FISAN de la stratégie Initiative 3N « Les nigériens nourrissent les nigériens », constituant la politique sectorielle de développement rural au Niger.

    Depuis le 1er janvier 2018, une nouvelle réglementation bancaire internationale impose des normes prudentielles plus sévères, applicables entre autres sur les couvertures requises pour les crédits accordés par les banques, notamment dans un secteur jugé à risque comme celui de l’agriculture. Dans ce contexte, la Coopération luxembourgeoise s’est portée volontaire pour initier un mécanisme de garantie provisoire, à travers cette lettre de cofinancement, en ouvrant la voie à d’autres partenaires techniques et financiers pour participer financièrement à l’initiative dans le souci d’une mutualisation des contributions.

    La participation du programme NIG025 au dépôt de garantie s’élève à la somme de 150 000 000 FCFA soit 228 673,52 EUR et celle de l’Etat nigérien, pour l’année 2018, à la somme de 100.000.000 FCFA soit 152.449 EUR. La lettre de cofinancement à une durée de 12 mois et prévoit que les fonds du dépôt de garantie soit mutés dans le mécanisme définitif de garantie du FISAN, lorsque celui-ci sera juridiquement en place. 

    Les signataires de la Lettre de cofinancement, de gauche à droite : le Directeur Général de la BAGRI, le Président du Conseil d'Administration du FISAN, le Directeur Général de LuxDev.

  • Niger – l’Agence nationale de financement des collectivités territoriales (ANFICT) au centre du développement du secteur agricole de Dosso

    Publié le 3 Janvier 2018    Par Richard SCHMID   FR

    Lors de la visite, en novembre dernier, du directeur général adjoint Robert De Waha au Niger, une Convention de délégation de fonds et de mise en œuvre (CDFMO) a été signée avec l’ANFICT (Agence nationale de financement des collectivités territoriales), qui est un des principaux partenaires du programme de développement agricole mis en œuvre par la région de Dosso et LuxDev avec le soutien de la Coopération luxembourgeoise.

    (d.g.à.d. Eusebio Mora, Représentant résident, LuxDev au Niger / Robert De Waha, Directeur général adjoint, LuxDev / M. Hamidou Garba Mamadou, directeur ANFICT/ Eric Dietz, Chef de Bureau de la représentation au Niger de l'ambassade du Luxembourg à Ouagadougou/ M. Oumarou Boubakar, Vice-Président du Conseil régional de Dosso/ M. Simbo Keita et M. Rigo Sani, assistants techniques, LuxDev)

    Dans un souci d’appuyer les collectivités territoriales à l’installation d’infrastructures structurantes des filières agricoles, l’ANFICT est responsabilisé, à travers cette convention, pour la gestion administrative et financière des fonds destinés à la réalisation de ces infrastructures.

    Cette approche s’aligne sur les principes de financement de l’agriculture de la politique sectorielle du développement rural, notamment à travers les directives du Fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (FISAN) de l’Initiative 3N (Les nigériens nourrissent les nigériens).   

    Dotée d’un montant d’environ 1 700 000 EUR, cette convention permettra d’appuyer la réalisation de 68 infrastructures structurantes à travers les filières riz, maraîchage, arachide et niébé (fèves blanches). Il s’agit essentiellement d’un appui à la réalisation de magasins de stockage et de comptoirs de vente de produits agricoles.

    La gestion de ces infrastructures publiques sera confiée à des organisation de producteurs sous forme d’un partenariat public privé.