Information
- Pays
- Niger
- Bureau pays de LuxDev
- Bureau Niger
- Secteur
- Agriculture et Sécurité alimentaire
- Agence d'exécution partenaire
- Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage
- PIC 3
- 2016 - 2020
- Période d'exécution
- 1 Octobre 2016 - 31 Décembre 2020
- Durée totale
- 51 mois
- Budget total
- 18 880 000 EUR
- Répartition des contributions
-
- Gouvernement luxembourgeois
13 400 000 EUR - Contribution nationale
5 480 000 EUR
Videos
NIGER - Reportage sur le fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle
Film complet
NIGER - Reportage sur le fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (version vourte)
Ceci est une version courte du reportage. Découvrez la vidéo dans son intégralité : https://www.youtube.com/watch?v=bcJSFbRaIzQ
Notes techniques et d’orientation
Dépliants

NIGER - PROGRAMME D’APPUI AU DÉVELOPPEMENT AGRICOLE DURABLE DANS LA RÉGION DE DOSSO - PHASE II
Dépliant NIG/025 - Programme d'Appui au Développement agricole durable - Région de Dosso II
Documentation

L’intervention de la Coopération luxembourgeoise au Niger et en particulier dans la région de Dosso date du milieu des années 1990. Un des secteurs de concentration du troisième Programme indicatif de coopération (PIC) est le développement rural.
Dosso dispose d’importantes ressources en eau constituées d’eaux souterraines et d’eaux de surface. La région vit principalement de l’agriculture et de l’élevage. L’évolution récente du processus de décentralisation a été marquée par la mise en place du Conseil régional de Dosso. Il a développé un plan de développement régional 2016-2020 qui apparait comme un cadre approprié de développement de la région en cohérence avec les différentes stratégies nationales.
Dans ce contexte, les défis à relever par les différents acteurs nationaux et régionaux du développement agricole durable sont les suivants :
- développer la création de valeur dans les filières agricoles ;
- développer les opportunités pour la jeunesse ;
- contribuer à la mise en place d’outils structurant du financement de l’agriculture ;
- soutenir l’émergence et le développement des capacités des acteurs régionaux et communaux.
L’objectif global de l’appui luxembourgeois vise à mettre la population nigérienne à l’abri des famines récurrentes, lui garantir les conditions d’une pleine participation à la production nationale et améliorer son revenu. L’objectif spécifique du NIG/025 est d’augmenter les opportunités économiques pour les jeunes de la région de Dosso dans les métiers liés aux filières agricoles. Cet objectif cadre avec la régionalisation de la stratégie de l’initiative 3N « les Nigériens nourrissent les Nigériens » (l’I3N) et avec les problématiques considérées dans le plan de développement régional 2016-2020.
Le NIG/025 favorisera, grâce notamment à des outils de financement définis dans le cadre de l’I3N, l’installation et la réussite des jeunes promoteurs âgés de moins de 35 ans dans les métiers des filières agricoles.
Afin d’accroître l’efficacité des initiatives ciblant les jeunes, l’intervention stimulera, sous l’impulsion du Haut commissariat à l’initiative 3N, les liens entre le ministère de l'Agriculture et le ministère des Enseignements professionnels et techniques pour l’atteinte des objectifs d’insertion professionnelle des jeunes. Cette passerelle valorisera les complémentarités fonctionnelles et financières des deux Ministères à l’échelle nationale et régionale.
Pour atteindre ses objectifs, l’intervention est organisée autour de trois résultats :
- les capacités des acteurs publics et des organisations professionnelles au niveau central et régional sont renforcées pour le meilleur accomplissement de leur mandat ;
- les facilités régionales d’investissement sur les filières porteuses sont mis en œuvre au profit des projets des jeunes ;
- l’offre d’encadrement, de conseil et de formation est plus adaptée aux besoins des projets des jeunes.
Un ciblage sur quelques filières et quelques zones de pôles de développement économique sera mis en œuvre afin de concentrer les actions vers ces résultats.
Dernières nouvelles
NIGER - Les effets inattendus du programme de développement rural NIG/025
Le programme NIG/025 a pour objectif d’augmenter les opportunités économiques pour les jeunes de la région de Dosso. L’appui au parcours des jeunes agriculteurs se réalise à travers trois activités :
- la formation ;
- le conseil agricole ; et
- l’installation à travers le crédit agricole.
Le programme sélectionne des jeunes âgés de 18 à 35 ans et vise à en former 10 000, dont au moins 10 % auront bénéficié d’une installation réussie à travers le crédit. Des mesures sont prises pour s’assurer que la moitié des bénéficiaires soient des femmes.
A Hamamara, la récolte s’annonce bonne © LuxDev
À ce jour 7 706 jeunes ont été formés, dont 53 % de femmes. 1 383 projets ont déjà été financés, et 40 % de ces projets sont portés par des femmes.
Ce bilan des résultats obtenus à mi-parcours démontre que le programme a posé les jalons propices à l’atteinte, voire au dépassement, des objectifs fixés lors de la formulation. En matière de formation, l’approche adoptée a suscité un fort engouement des jeunes et des organisations paysannes (OP). Pour ce qui est du crédit, les demandes de prêt individuel émanant des jeunes formés affluent à un rythme supérieur aux prévisions.
Dans la commune de Dioundiou, l’implication des agents de la mairie, des chefs de villages et des organisations paysannes dans la sélection, l’appui et le suivi des jeunes mérite d’être soulignée.

En amont du programme, le conseil communal, appuyé par le chef de district agricole (CDA) et les représentants de la chambre régionale d’agriculture (CRA) proposent les villages devant abriter les sites de formation en fonction du type de production agricole. Grâce aux chefs de village, en assemblée générale, les jeunes motivés remplissant les critères sont retenus pour suivre la formation. La formation et les premières récoltent suscitent une émulation encouragée par le maire en personne, qui, pour donner l’exemple, cultive son terrain dans son village d’origine selon les techniques enseignées.
Ainsi, à Hamamara, à côté de la parcelle du maire, les terres cultivées tout au long de l’année se multiplient. Les habitants sont fiers de faire visiter leurs parcelles et de montrer la qualité de leur produits de saison sèche. Les adultes s’inspirent des jeunes et abandonnent progressivement les anciennes méthodes de culture, moins productives.

À Hamamara, village de la commune de Dioundiou, presque tous les habitants prennent part aux cultures tout au long de l’année © LuxDev

Deux générations de producteurs © LuxDev

Culture du riz en saison sèche © LuxDev
Les hommes ne partent plus en exode à la fin de la saison des pluies. Les motopompes et autres appuis reçus en intrants sous forme de crédit à coût partagé rendent possible la culture du riz irrigué en saison sèche, sur des terres jadis inutilisées.
Les jeunes s’affilient volontairement aux OP qui facilitent la vente des produits après stockage dans un magasin réalisé avec le soutien du programme et l’achat des intrants à des prix intéressants. Les OP constituent également une forme de pression sociale, incitant les jeunes à honorer leurs engagements pour ceux qui ont sollicité un crédit. Certains des jeunes appuyés par le programme sont devenus formateurs. Un cercle vertueux a pris forme dans cette petite commune de la région de Dosso, et le succès en est nettement attribuable à l’engagement de tous les acteurs concernés.
Extrait d’un hebdomadaire Nigérien du 11 avril 2019 concernant le NIG/025NIGER - Mise en valeur des bonnes pratiques de la Chambre régionale d’agriculture de Dosso
Dans le cadre du Salon de l’agriculture, de l’hydraulique, de l’environnement et de l’élevage (SAHEL) la Coopération luxembourgeoise apporte un soutien logistique et financier à la chambre régionale d’agriculture (CRA) de la région de Dosso pour présenter leur stratégie de suivi des jeunes formés et insérés dans les filières agricoles.

Le SAHEL est organisé par le Réseau National des Chambres d’Agriculture (RECA) en collaboration avec les ministères sectoriels concernés et le Haut-Commissariat à l’Initiative 3N. C’est un espace d’échange, de valorisation et de promotion des produits agro-sylvo-pastoraux. C’est également une plateforme de réflexion et de partage sur les stratégies de développement rural.
Cette 5ème édition, qui se déroule à Niamey du 19 au 24 février, est placée sous le thème du « financement et développement des filières face aux changements climatiques »

La CRA de Dosso est un des acteurs - partenaires de LuxDev dans la mise en place des actions de formation et d’insertion des jeunes du programme NIG/025. Les agents de la CRA participent à l’identification des jeunes sélectionnés dans le programme et effectuent un suivi de la formation sur les sites situés à proximité du village des apprenants. De plus, ils fournissent un appui à la préparation technique de dossiers de demande de prêts pour les jeunes agriculteurs. Leur présence au SAHEL 2019 est l’occasion de valoriser leurs initiatives et de faire connaitre les premiers résultats de cette approche multi-acteurs.

Depuis le démarrage du programme, 6 176 jeunes ont été formés et 1 530 sont en formation de saison hivernale, soit un total de 7 706 jeunes dont 53 % de femmes. 3 916 jeunes ont bénéficié de l’appui en conseil agricole, dont 52 % de femmes. 1 205 projets sous financement luxembourgeois et 178 projets sous financement suisse ont été financés et 40 % des projets financés sont portés par des femmes.
NIGER - « La preuve par la récolte »
Pour favoriser l’utilisation de semences sélectionnées, le programme NIG/025 soutient des initiatives d’essais variétaux et de démonstration sur les sites de formation des jeunes producteurs
Légende : Parcelle de démonstration de variété améliorée d’arachide à Kago, Région de Dosso © LuxDevAu Niger, l’essentiel de la production agricole vivrière est issu de petites exploitations familiales peu ou pas mécanisées qui pratiquent une agriculture pluviale, ce qui les expose directement aux risques naturels. La modification du climat entrainant une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes tels que la sécheresse ou les inondations, les risques pesant sur la sécurité alimentaire des populations sont critiques.
Outre l’adoption de techniques de production plus performantes, une des clés de l’augmentation de la productivité est donc le renforcement des capacités d’adaptation des exploitations agricoles aux variations climatiques. De ce fait, l’utilisation de semences sélectionnées est un des axes d’intervention priorisé par le gouvernement.
L’Institut National de Recherches Agronomiques du Niger (INRAN) sélectionne et rend disponibles des semences résistantes à la sécheresse, à l’engorgement, aux maladies et aux parasites, ou encore aux vents, par un processus d’amélioration des variétés locales. Ces paramètres de résistance et de performance induits dans les variétés permettent aux semences de produire en dépit de conditions défavorables. Le Ministère de l’agriculture et de l’élevage (MAG/EL) estime cependant à moins de 3 % le taux d’utilisation de ces semences sur l’ensemble du territoire national.
En effet, au-delà des difficultés d’accès liées à l’enclavement des zones de production, les cultivateurs sont peu sensibilisés aux avantages des semences sélectionnées.
C’est pourquoi, dans le cadre du Programme d’appui au développement agricole durable dans la région de Dosso (NIG/025) , la Coopération luxembourgeoise apporte son soutien au Conseil Régional pour la mise en place de parcelles de démonstration. Le programme NIG/025 met à profit des sites de formation destinés aux jeunes pour réaliser des essais variétaux de riz, d’arachide et de niébé.
Dans le souci de sensibiliser le plus de personnes possible à la plus-value des variétés améliorées, des visites de ces parcelles de démonstration ont été organisées pour les jeunes apprenants d’une vingtaine de centres de formation, en associant les prestataires en charge de la formation, les formateurs et des élus locaux de la Chambre Régionale d’Agriculture (CRA) .
Ces visites ont permis de mettre en évidence l’amélioration possible de la production, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, comme en témoignent ces propos d’un élu de la CRA de Zoumbou recueillis sur le site de démonstration de Lokoko :
« Nous sommes tous émerveillés par les performances du site, lorsque l’on compare le développement du riz Gambiaca à celui de la variété locale. Auparavant, c’est la zone de Ziazatou à Zoumbou qui produisait du riz ; mais aujourd’hui, les productions de la vallée de Lokoko dépassent de loin les nôtres. Avec la variété Gambiaca qu’ils utilisent, ils vont surprendre tout le monde. J’invite les riziculteurs de la commune rurale de Doumega à venir voir ce qui se passe ici. Nous allons nous approvisionner en semences à Lokoko pour la prochaine campagne ».
Légende : Parcelle de démonstration de la variété de riz Gambiaca à Lido, Région de Dosso © LuxDev
Les jeunes apprenants, ainsi que les agriculteurs des villages avoisinants, ont manifesté beaucoup d’intérêt pour les variétés améliorées. Face à cet engouement, le Conseil Régional s’est engagé à reconduire les démonstrations à une échelle plus large pour les compagnes agricoles suivantes. Une cinquantaine de sites disposeront de parcelles de démonstration. Par ailleurs, les essais variétaux seront étendus aux produits maraîchers. Finalement, pour encourager les jeunes producteurs à utiliser des semences sélectionnées et en faciliter l’accès, le programme NIG/025 soutiendra financièrement le Conseil Régional pour la mise en place d’une subvention à cet effet.
NIGER - Lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération
Le 9 octobre 2018 s’est tenu à Niamey l’atelier de lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération (PIC 2016-2020) entre la République du Niger et le Grand-Duché de Luxembourg.
Travaux de groupe sectoriel "développement rural" © LuxDevLors du discours d’ouverture de l’atelier, le chef du bureau de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Ouagadougou a souligné l’importance de cet exercice. Dans le cadre de la nouvelle stratégie générale de la Coopération luxembourgeoise « En route pour 2030 », la Coopération au développement constitue en effet un des piliers essentiels de l’approche 3D (Diplomatie, Développement, Défense) en matière de politique étrangère du Luxembourg. Il a ensuite rappelé le contexte et les objectifs de la revue qui se déroulera en deux phases. Du 9 au 22 octobre, l’équipe d’évaluateurs externes réalisera une évaluation technique à mi-parcours des interventions bilatérales, du programme multilatéral ainsi que des actions humanitaires financées par le PIC III. Une deuxième étape aura lieu en début 2019 et se focalisera sur une analyse politico-stratégique du PIC dans son ensemble, en lien avec le contexte national de mise en œuvre.
La table de séance de l'atelier, de gauche à droite : le chef du bureau de l'ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, le représentant résident de LuxDev, le chef de mission de l'équipe d'évaluateurs © LuxDevEn présence des partenaires nationaux et internationaux de la Coopération luxembourgeoise au Niger, l’équipe d’évaluateurs a présenté la méthodologie qui orientera les échanges bilatéraux pendant les visites de terrain, à Niamey et dans les régions de Dosso, Zinder et Tahoua.
Les quatre programmes mis en œuvre par LuxDev dans le cadre de l’enveloppe bilatérale du PIC III, à savoir le NIG023, le NIG024, le NIG025 et le NIG026, font l’objet de l’évaluation technique à mi-parcours. Ces programmes visent explicitement l’alignement sur les stratégies et les procédures nationales. Un rôle actif a donc été accordé aux partenaires nigériens lors de l’atelier afin de recueillir leurs perceptions et leurs préoccupations quant à l’appui apporté à la mise en œuvre des programmes sectoriels concernés. À cet effet des travaux de groupe sectoriels ont été organisés et ont permis d’affiner les objectifs de l’évaluation par la prise en compte des enjeux jugés prioritaires par les acteurs sollicités.
Travaux de groupe sectoriel "eau et assainissement" © LuxDevDans le secteur de l’éducation, les partenaires ont souhaité souligner l’importance de la capitalisation et de l’institutionnalisation des bonnes pratiques repérées au niveau régional. Les acteurs de la formation professionnelle ont mis l’emphase sur la qualité de la formation et sur la nécessité d’articuler les mesures de formation avec l’insertion professionnelle. Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement les processus de délégation de la gestion de l’eau et des infrastructures doivent être examinés. Finalement, en ce qui concerne le développement rural, les réflexions ont porté sur la durabilité des actions mises en œuvre et sur la pérennisation des dynamiques qui ont vu le jour dans la région de Dosso.
Travaux de groupe sectoriel "formation professionnelle" © LuxDevDans l’après-midi du mardi 9 octobre 2018, les responsables des différentes parties prenantes de la revue à mi-parcours, réunis en comité, ont validé les propositions méthodologiques de l’évaluation en y intégrant ces pistes de réflexion.
Un atelier de restitution de la première phase de terrain aura lieu le 22 octobre à Niamey et permettra à l’équipe d’évaluateurs de partager avec les différentes parties prenantes les premières impressions et recommandations suite aux évaluations techniques.
Travaux de groupe sectoriel "éducation" © LuxDevNIGER - Création d'un dépôt de garantie dans le cadre des opérations de crédit agricole
Lors de la visite au Niger au cours du mois de juillet du Directeur général de LuxDev, Gaston Schwartz, une lettre de cofinancement a été signée avec le Fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (FISAN) et la Banque Agricole du Niger (BAGRI).
L’objectif de cette lettre consiste dans la mise en place d’un mécanisme provisoire de garantie bancaire à travers la création d’un dépôt de garantie dans le cadre des opérations de crédit agricole. Une consultance, appuyée par le programme NIG025, est en cours pour la mise en place d’un mécanisme définitif de garantie du FISAN.
Le programme NIG025, en collaboration avec la BAGRI, appuie le crédit agricole dans la région de Dosso à travers une subvention, adossée au crédit agricole, au bénéfice de projets d’investissement montés par les jeunes formés dans le cadre des activités du programme. Ce processus est aligné sur les directives du FISAN de la stratégie Initiative 3N « Les nigériens nourrissent les nigériens », constituant la politique sectorielle de développement rural au Niger.
Depuis le 1er janvier 2018, une nouvelle réglementation bancaire internationale impose des normes prudentielles plus sévères, applicables entre autres sur les couvertures requises pour les crédits accordés par les banques, notamment dans un secteur jugé à risque comme celui de l’agriculture. Dans ce contexte, la Coopération luxembourgeoise s’est portée volontaire pour initier un mécanisme de garantie provisoire, à travers cette lettre de cofinancement, en ouvrant la voie à d’autres partenaires techniques et financiers pour participer financièrement à l’initiative dans le souci d’une mutualisation des contributions.
La participation du programme NIG025 au dépôt de garantie s’élève à la somme de 150 000 000 FCFA soit 228 673,52 EUR et celle de l’Etat nigérien, pour l’année 2018, à la somme de 100.000.000 FCFA soit 152.449 EUR. La lettre de cofinancement à une durée de 12 mois et prévoit que les fonds du dépôt de garantie soit mutés dans le mécanisme définitif de garantie du FISAN, lorsque celui-ci sera juridiquement en place.
Les signataires de la Lettre de cofinancement, de gauche à droite : le Directeur Général de la BAGRI, le Président du Conseil d'Administration du FISAN, le Directeur Général de LuxDev.Niger – l’Agence nationale de financement des collectivités territoriales (ANFICT) au centre du développement du secteur agricole de Dosso
Lors de la visite, en novembre dernier, du directeur général adjoint Robert De Waha au Niger, une Convention de délégation de fonds et de mise en œuvre (CDFMO) a été signée avec l’ANFICT (Agence nationale de financement des collectivités territoriales), qui est un des principaux partenaires du programme de développement agricole mis en œuvre par la région de Dosso et LuxDev avec le soutien de la Coopération luxembourgeoise.

(d.g.à.d. Eusebio Mora, Représentant résident, LuxDev au Niger / Robert De Waha, Directeur général adjoint, LuxDev / M. Hamidou Garba Mamadou, directeur ANFICT/ Eric Dietz, Chef de Bureau de la représentation au Niger de l'ambassade du Luxembourg à Ouagadougou/ M. Oumarou Boubakar, Vice-Président du Conseil régional de Dosso/ M. Simbo Keita et M. Rigo Sani, assistants techniques, LuxDev)
Dans un souci d’appuyer les collectivités territoriales à l’installation d’infrastructures structurantes des filières agricoles, l’ANFICT est responsabilisé, à travers cette convention, pour la gestion administrative et financière des fonds destinés à la réalisation de ces infrastructures.
Cette approche s’aligne sur les principes de financement de l’agriculture de la politique sectorielle du développement rural, notamment à travers les directives du Fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (FISAN) de l’Initiative 3N (Les nigériens nourrissent les nigériens).

Dotée d’un montant d’environ 1 700 000 EUR, cette convention permettra d’appuyer la réalisation de 68 infrastructures structurantes à travers les filières riz, maraîchage, arachide et niébé (fèves blanches). Il s’agit essentiellement d’un appui à la réalisation de magasins de stockage et de comptoirs de vente de produits agricoles.

La gestion de ces infrastructures publiques sera confiée à des organisation de producteurs sous forme d’un partenariat public privé.
