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Aide

NIG/801
Appuyer la formation et l’insertion professionnelle des jeunes filles et garçons des régions d’Agadez et de Zinder en vue de contribuer au développement socio-économique de ces deux régions

Information

Pays
Niger
Bureau pays de LuxDev
Bureau Niger

Secteur
Formation et Insertion professionnelles

Période d'exécution
Novembre 2016 - Novembre 2019
Durée totale
36 mois

Budget total
6 900 000 EUR
Répartition des contributions
  • Gouvernement luxembourgeois
    0 EUR
  • Contribution Trust fund UE
    6 900 000 EUR

Dépliants

Évaluation intermédiaire

Selon le Recensement général de la population et de l’Habitat de 2012 au Niger, la tranche d’âge des 15 à 30 ans représente plus de 27 % de la population d’Agadez (131 455 personnes) et 25 % de la population de Zinder (898 447 personnes).

Rien qu’à elles seules les régions de Zinder et d’Agadez représentent presque un tiers sur les jeunes de la même plage que compte le Niger. Ses jeunes souffrent d’un accès difficile au foncier ou aux ressources de production agricoles, de la réticence des institutions financières à octroyer des prêts, ainsi que de faibles opportunités de formations professionnelles. Ces facteurs limitent largement leur capacité d’auto emploi et leur employabilité dans des emplois salariés entrainant un taux de sous-emploi et de chômage élevé.

Ces jeunes désœuvrés sont par conséquent des proies faciles pour le marché lucratif lié à l’immigration irrégulière. Les conditions socio-économiques, spécialement dans les zones rurales, favorisent également le départ des jeunes filles et garçons locaux qui deviennent à leur tour candidats pour passer en Europe.

En conséquence, les bénéficiaires cibles de ce Projet sont les jeunes des régions d’Agadez et Zinder de 15 à 30 ans, ruraux et déscolarisés ou faiblement scolarisés. Le projet interviendra en soutien au Ministère en charge de la Formation professionnelle et technique (MEP/T) et ses démembrements régionaux.

L’action visera d’un côté le renforcement des capacités institutionnelles au niveau des deux régions concernées pour le pilotage de l’Enseignement et la Formation professionnels et techniques (EFPT) et d’un autre côté à améliorer l’employabilité de plus de 6 000 jeunes filles et garçons.

Sont prévus un ensemble d’appuis tels que :

  • le développement de formations à travers les centres publics et privés ;
  • l’amélioration des conditions de formation et d’apprentissage ;
  • le soutien au développement de micro et petites entreprises pour les jeunes issus des formations.

Ceci impliquera la mise en place de stratégies d’intervention déjà expérimentées au sein d’autres projets de la Coopération luxembourgeoise au Niger et qui tiendront compte du contexte régional particulier et des risques associés aux déplacements des populations (migration).

Par ailleurs, l’ensemble des acteurs essentiels à la formation technique et professionnelle et à l’insertion tels que les Institutions de Microfinance (IMF), les Organisations non gouvernementales (ONG) et opérateurs privés locaux ou les maîtres artisans et entreprises accueillant des jeunes en formation, sera impliqué.

Ainsi, le Projet favorisera le développement de nouvelles alternatives de formation, tout comme la création de sources de revenus pour les jeunes issus des cycles scolaires de base ou déscolarisés.

On peut espérer, mais non pas prévoir avec certitude, qu’une partie des jeunes bénéficiaires préfèreront après leur formation une activité économique autre que celle liée aux divers trafics pratiqués dans les régions ciblées. Le véritable effet sera à observer dans la durée.

L’appui est prévu pour une durée de 36 mois grâce à une contribution financière du Fonds fiduciaire « European Union Emergency Trust Fund for stability and addressing root causes of irregular migration and displaced persons in Africa ».

Dernières nouvelles

  • NIGER - Succès et défis de l’insertion professionnelle pour la jeunesse rurale des régions d’Agadez et de Zinder

    Publié le 10 Juillet 2019    Par Manon LIENARD   FR

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    Photo 1. Jeunes en formation sur l'installation et l'entretien de panneaux photovoltaïques à Zinder © Zouloukalleyni Dourfaye

    LuxDev a réuni les principaux partenaires d’exécution du NIG/801 à l’occasion d’un atelier de restitution/capitalisation sur les principaux résultats de l’évaluation à mi-parcours et de l’enquête portant sur les conditions d’insertion des jeunes formés de la première cohorte. Il s’agissait, plus particulièrement, de faire un point sur l’état d’avancement et sur l’atteinte des résultats du programme, mais également de réfléchir à des solutions réalistes pour répondre aux lacunes révélées par les deux rapports.

    PHOTO-2019-06-25-17-21-51.jpgPhoto 2. Atelier de restitution et de capitalisation organisé à Agadez le mardi 25 juin 2019, en présence des représentants du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage, du ministère des Enseignements professionnels et techniques, des Chambres régionales d’agricultures (CRA) de la Chambre des métiers de l'artisanat du Niger, des conseils régionaux et les ONG et BAGRI, partenaires de l’accompagnement de l’insertion des jeunes porteurs des projets de microentreprises. © LuxDev

    Financé par la contribution de l’Union européenne à travers le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique et mis en œuvre par LuxDev, le projet AFIP NIG/801 - Appuyer la formation et l’insertion professionnelle des jeunes filles et garçons des régions d’Agadez et de Zinder - permet aux jeunes sans formation et sans activité d’acquérir un savoir-faire générateur de revenus et de s’insérer professionnellement dans le tissu économique local en tant qu’employé, autoentrepreneur ou au sein d’un groupement d’intérêt économique.

    Les bénéficiaires cibles sont en priorité les jeunes filles et garçons des deux régions concernées, âgés de 15 à 30 ans, ruraux et déscolarisés ou faiblement scolarisés.

    L’enquête révèle que sur les 1 877 jeunes formés en 2018 et qui ont participé à l’enquête, 1 378 jeunes sont insérés soit 73 % des jeunes formés interrogés, dont 40,8 % de femmes.

    untitled-5c-20i_38710285-3.png

    Ces résultats, qui concernent uniquement la première cohorte de jeunes formés par le NIG/801 et au type d’insertion de travailleurs pour un tiers, dépassent les objectifs fixés par le projetà 60% mais laissent des défis à relever :

    • le revenu des jeunes engagés par les maîtres artisans reste modeste et irrégulier ;
    • l’intégration des femmes est réalisée davantage sur les filières traditionnellement associées à l’économie familiale. De plus, certaines d’entre elles abandonnent leurs activités lorsqu’elles se marient.

    PHOTO-2019-06-25-17-21-53.jpgPhoto 3. Aminatou, jeune femme d’Agadez formée en coiffure par le programme NIG801, actuellement en activité, témoigne de son expérience aux participants de l’atelier © LuxDev

    Le volet d’insertion via l’accompagnement à la création d’entreprises à travers l’accès au crédit a été lancé par le projet en début 2019 en définissant des collaborations avec les CRA, la Banque agricole du Niger (BAGRI) et des opérateurs privés de suivi. Ceci permettra aux jeunes des différentes cohortes n’étant pas déjà employés de créer leur propre entreprise individuelle ou collective. Les estimations prévoient de pouvoir appuyer jusqu’à 2 900 jeunes.

    Au cours de l’atelier de capitalisation, les représentants des partenaires nationaux du NIG/801 ont alors eu l’occasion de réfléchir ensemble aux facteurs culturels, économiques et organisationnels à l’origine de ces difficultés avant de proposer des mesures correctives à intégrer au pilotage du projet. Cet exercice de réflexion participatif constitue la première étape d’un travail de capitalisation des leçons apprises de l’expérience du NIG/801. 

    La formation et l’insertion de la jeunesse nigérienne, particulièrement pour les femmes et les jeunes déscolarisés, constituent un défi majeur pour le pays. Les projets et programmes organisant des formations de courte durée mises en œuvre par des opérateurs publics-privés dans des filières porteuses pré-identifiées, ont vocation à se multiplier.

    Au-delà du pilotage du programme NIG/801, les échanges qui ont eu lieu lors de cet atelier inter-régional pourront alors également orienter la formulation de nouvelles activités portées par les partenaires nationaux et par les agences de coopération dans ce secteur. 

  • NIGER : L’insertion professionnelle des jeunes au Sahel, la Nouvelle Frontière d’une région fragile

    Publié le 2 Mai 2019    Par Manon LIENARD   FR

    En réponse à l’urgence sociale et sécuritaire au Niger, le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique de l’Union européenne finance l’insertion de jeunes ruraux déscolarisés via des formations qualifiantes, pratiques et de courte durée. Mis en œuvre par l’Agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement (LuxDev), le « Projet d’appui à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes filles et garçons des régions de Zinder et d’Agadez » (A-FIP/NIG801) permet aux jeunes sans formation et sans activité d’acquérir un savoir-faire générateur de revenus et de s’insérer professionnellement dans le tissu économique local en tant qu’employé, auto-entrepreneur ou au sein d’un groupement économique.

    NIG_025_news_mai_2019_Facebook_.jpgJeunes apprenant le code de la route dans le cadre de leur formation de chauffeur-mécanicien à Zinder © LuxDev

    L’approche choisie permet d’intégrer comme acteurs du développement durable, les micro et petites entreprises du secteur informel rural et urbain qui constituent la très grande partie du tissu économique du pays, emploient la très grande majorité des jeunes et les professionnalisent essentiellement en situation de travail.

    Au moyen d’une Convention de Délégation de Fonds signée entre le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) et le Projet, les antennes FAFPA de Zinder et d’Agadez ont en effet lancé des appels à propositions ouverts aux centres de formation publics et privés ainsi qu’aux ateliers d’apprentissage. Dans le cadre de ces appels, les opérateurs de formation concernés s’engagent à insérer directement au moins 50 % des jeunes formés et à accompagner les jeunes restants dans l’élaboration de plans d’affaires pour l’auto-emploi.

    NIG801_-_News_photo_2_news_mai_2019copy_2.jpgHaouaou OUSSEINI et Maimouna ELH SOUMAILA, à gauche sur la photo, ont été engagées par la coopérative de transformation de produits agricoles GIE INCHA ALLAH au terme de leur formation, © LuxDev

    Parmi les 1995 jeunes qui ont été formés en 2018, près des trois quarts, soit 1378 jeunes sont aujourd’hui insérés à travers un emploi salarié ou une activité d’auto-entrepreneur, dans les métiers de l’agro-pastoralisme, du service (coiffure, chauffeur), de l’artisanat ou encore de la mécanique.

    Contrairement aux actions de formation réalisées au titre de la planification 2017-2018 qui étaient toutes de trois mois, la planification 2019 comprend 173 actions de formation de trois mois et 28 actions de formation de six mois, davantage adaptées aux spécificités de certaines filières porteuses retenues sur la base d’échanges avec les acteurs socio-économiques concernés. D’ici la fin de l’année 2019, 4020 nouveaux jeunes auront bénéficié d’une formation professionnalisante, au moins 50 % d’entre eux seront accompagnés pour une insertion à travers un emploi salarié et les autres seront soutenus dans l’élaboration d’un plan d’affaires et d’une demande de financement afin d’obtenir un crédit pour la création d’une micro-entreprise individuelle ou collective. 

    NIG801_-_News_photo_3_news_mai_2019copy.jpgFormation en électricité au CFM de Matameye. Deux jeunes femmes ont choisi cette filière parmi les 15 apprenants du groupe, © LuxDev

    En termes de participation des jeunes filles, le projet est parvenu en 2018 à dépasser la cible initialement fixée, en formant et 771 filles, soit 38,6 % des participants (contre 35 % prévus). Les efforts d’intégration des filles se poursuivent en 2019 et portent notamment sur leur participation dans des filières traditionnellement « réservées » aux hommes, comme la mécanique ou l’électricité. 

    Au-delà de ces résultats immédiats et de l’intégration professionnelle et sociale des jeunes qui ont bénéficié du projet, la diversité et la qualité des offres de formation dans les régions d’Agadez et Zinder se sont améliorées au bénéfice des tous les jeunes de ces deux régions. L’identification des besoins en formation dans une douzaine de filières, la cartographie des entreprises artisanales et des centres de formation et le rehaussement du plateau technique des entreprises artisanales et des centres de formation ont en effet élargi l’éventail des métiers et des possibilités de formations pertinentes.

    La diversification de l’offre de formation dans une logique de chaines de valeurs et le développement de mécanismes de pilotage du système par la demande ont par ailleurs revalorisé l’image de la formation professionnelle aux yeux des autorités, des employeurs, des parents, et en premier lieu, des jeunes.

  • Niger - Formation de 1 995 jeunes déscolarisés et non scolarisés

    Publié le 5 Juillet 2018    Par Jean-Baptiste SADIKI, CTP NIG/801   FR

    Le « projet d’appui à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes filles et garçons des régions de Zinder et d’Agadez en vue de contribuer au développement économique de ces deux régions » (A-FIP/NIG801) est exécuté par LuxDev avec un financement du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique de l’Union européenne d’un montant de 6,9 millions EUR. L’objectif du projet est de contribuer au développement socio-économique des deux régions d’Agadez et Zinder par le biais de la formation, du renforcement de l’employabilité et de l’insertion professionnelle des jeunes filles et garçons. Les bénéficiaires cibles sont en priorité les jeunes des régions d’Agadez et Zinder de 15 à 30 ans, ruraux et déscolarises ou faiblement scolarisés.

    Sur la base d’un accord de partenariat opérationnel signé avec le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), organisme sous-tutelle du ministère des Enseignements professionnels et techniques (MEPT), une première vague de formations accompagnée par le projet NIG/801 a pris fin début juin 2018. Elle a permis à 1 995 jeunes nigériens (860 à Agadez et 1 135 à Zinder) d’acquérir des compétences techniques de base dans diverses filières pour une insertion rapide dans la vie active. Parmi les 1 995 jeunes formés, il est important de souligner la présence significative de jeunes filles (771), représentant 38,6 % de l’effectif total. Les parcours de formation initiale professionnalisante (FIP) suivis par les jeunes étaient caractérisés par un cycle de deux mois de formation technique auprès d’un opérateur de formation (public ou privé) et un mois de stage auprès d’un atelier d’un maître d’apprentissage. Les filières de formation ciblées étaient le maraîchage, la laiterie-fromagerie, la transformation des produits agro-sylvo-pastoraux, l’embouche, la coiffure, l’énergie solaire, la vannerie et la mécanique motopompe. 

    Afin d’assurer aux jeunes un apprentissage de qualité et d’améliorer les conditions de travail, les opérateurs de formation ainsi que les ateliers ayant accueilli les apprenants en stage ont été appuyés par le FAFPA en équipement, outillage et matière d’œuvre. Le processus d’accompagnement à l’insertion de plus de la moitié des jeunes formés comme employés salariés dans les différentes structures d’accueil est en cours. La partie restante des jeunes formés sera insérée dans le tissu économique local par le biais de l’auto emploi, notamment à travers un accompagnement pour la création de microentreprises collectives ou individuelles. 

    D’autres vagues de formation sont prévues d’ici la fin du projet NIG/801, programmée pour novembre 2019, et permettront à d’autres 4 080 jeunes des régions d’Agadez et de Zinder d’acquérir des compétences techniques pour s’insérer dans des métiers porteurs de l’économie locale. 

    Formation en transformation de produits agro-alimentaires, commune de Magaria (Zinder)  /  © M. Lamine Sani

    Formation en énergie solaire, ville de Zinder​  / © M. Lamine Sani

    Formation en mécanique moto-motopompe (atelier de stage), commune de Bandé (Zinder) / © M. Lamine Sani

    Formation en transformation de produits agroalimentaires, commune de Bandé (Zinder) / © M. Lamine Sani

    Formation en maraîchage, commune de Dogo (Zinder) / © M. Lamine Sani

    Formation en vannerie, ville d’Agadez 

    Formation en maraîchage (séance de repiquage de l’oignon), Agadez 

    Formation en coiffure, ville d’Agadez 

    Formation en énergie solaire (introduction à l’électricité), Agadez 

  • Niger - Visite du ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg aux actions de formation des jeunes à Agadez

    Publié le 15 Février 2018    Par Eusebio MORA   FR

    Dans le cadre de sa visite au Niger du 6 au 8 février 2018, le ministre des Affaires étrangères et européennes, monsieur Jean Asselborn, s’est rendu à Agadez pour visiter, entre autres, les actions de formation professionnelle des jeunes mises en œuvre par LuxDev avec le financement du Fonds fiduciaire d’urgence pour la lutte contre les causes profondes de la migration.

    L’objectif du projet est de contribuer au développement socio-économique des deux régions par le biais de la formation, de l’amélioration de l’employabilité et de l’insertion professionnelle dans le tissu économique local de jeunes filles et garçons, âgés de 15 à 30 ans, ruraux et déscolarisés ou faiblement scolarisés.

    Le projet estime à 6 000 le nombre de jeunes qui bénéficieront des activités de formation et insertion professionnelles d’ici 2019 dont 1 920 sont déjà en formation dans une première vague avec un total de 96 actions de formation (53 à Zinder et 43 à Agadez)

    Les actions de formation sont mises en œuvre par le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA). Les sessions de formation sont de courte durée en alternance de trois mois, dont deux mois auprès de l’opérateur de formation et un mois de stage auprès d’un maître d’apprentissage/atelier.

    Lors des rencontres, les autorités d’Agadez se sont montrées reconnaissantes de l’appui de la Coopération luxembourgeoise, non seulement dans le domaine de la formation professionnelle, mais aussi dans le domaine de l’eau et de l’assainissement : 31 forages ont été réalisés dans neuf communes de la région.

    Avant de partir vers Niamey, le Ministre a visité le village artisanal d’Agadez mis en place lui aussi avec l’appui du Luxembourg.